Créer des jardins vivants et régénératifs

Conception de jardins syntropiques

Créer un jardin, pour nous, signifie préserver et enrichir la biodiversité, favoriser les interactions naturelles et accompagner le vivant dans son développement. Chaque projet est pensé comme un lieu durable, harmonieux et profondément relié à son environnement.

Nous concevons et accompagnons des jardins pensés comme de véritables écosystèmes vivants, inspirés du dynamisme syntropique et du fonctionnement des forêts naturelles. Depuis plusieurs années, cette approche permet d’obtenir des résultats concrets et durables :

L'augmentation de la biomasse, optimisation de la photosynthèse, densification végétale, meilleure gestion de l’eau et création de microclimats favorables.

Chaque projet est unique. Nous partons de votre lieu, de vos envies et de vos objectifs pour créer un jardin autonome, résilient et en constante régénération.

Notre méthode consiste à observer et comprendre votre terrain, accompagner la vie du sol et en accélérer les processus naturels et concevoir des systèmes inspirés des forêts primaires, riches, complexes et stables dans le temps. Le sol devient ainsi le pilier du projet : vivant, équilibré et fertile, il soutient un jardin abondant capable de s’adapter et d’évoluer naturellement.

 

Donnons racine à vos envies et faisons fleurir vos projets !

Nos prestations:

  • Jardin-forêt

Un jardin structuré en strates végétales, favorisant la biodiversité, l’autonomie et un paysage évolutif.

  • Forêt comestible

Un écosystème nourricier associant arbres fruitiers, arbustes, vivaces et couvre-sols, pour une production durable et résiliente.

  • Haie brise-vent

Une haie multifonctionnelle qui protège du vent, améliore le microclimat et renforce la vitalité du jardin.

  • Haie comestible

Une haie productive et esthétique, source de nourriture et refuge pour la faune.

  • Haie fleurie

Un espace dédié aux pollinisateurs, apportant diversité, couleurs et équilibre écologique.

  • Potager syntropique

Un potager dense et productif, cultivé selon les principes de la syntropie, favorisant la fertilité naturelle du sol et la coopération entre les plantes.

  • Conseils et accompagnement

Un accompagnement personnalisé pour renforcer la vitalité de vos jardins : diagnostic de terrain, conseils de plantation, gestion du sol et évolution du système dans le temps

 

 

 

Pourquoi tailler ses arbres ?

La taille est bien plus qu’un geste esthétique : elle joue un rôle clé dans la santé et la longévité des arbres. En éliminant les branches mortes ou malades, on prévient les maladies et on renforce la vitalité de l’arbre. Elle permet aussi de favoriser la floraison et la fructification, en facilitant la circulation de la lumière et de l’air. 

Tailler, c’est aussi éviter le développement anarchique, souvent source de fragilité. Et au-delà de la sécurité, notamment pour prévenir la chute liée aux branches fragilisées, la taille améliore l’esthétique et la structure de l’arbre, pour un jardin plus harmonieux.

Les principaux types de taille:

Il existe différentes tailles d’arbres, chacune répondant à un objectif précis : accompagner la croissance, préserver la santé, favoriser la production ou garantir la sécurité.

  • Taille de formation

Réalisée sur les jeunes arbres dès la plantation, elle permet de structurer leur port et de créer une charpente équilibrée. Une bonne taille de formation rend l’arbre plus solide et limite les interventions futures.

  • Taille d’entretien

La plus courante dans les jardins. Elle consiste à supprimer les branches mortes, mal orientées ou trop denses afin d’aérer la ramure, laisser passer la lumière et conserver une forme harmonieuse.

  • Taille de fructification

Indispensable pour les arbres fruitiers, elle stimule la production de fruits, améliore leur qualité et renouvelle les branches porteuses, dans le respect du rythme de chaque espèce.

  • Taille de réduction

Elle permet de maîtriser le volume d’un arbre lorsqu’il devient trop encombrant ou présente un risque (toiture, voirie). Réalisée avec mesure, elle adapte l’arbre à son environnement sans nuire à son équilibre.

  • Taille sanitaire

Pratiquée en cas de maladies ou de branches endommagées, elle vise à éliminer les parties atteintes afin de limiter la propagation des parasites et favoriser la bonne santé de l’arbre

Pourquoi tailler un arbre en trogne ou en têtard ?

Pour la biodiversité, tailler la tête d’un arbre crée des cavités naturelles idéales pour les oiseaux cavicoles, les chauves-souris ou d’autres petits animaux. Ces arbres deviennent de véritables refuges et favorisent la vie dans votre jardin.

Pour l’usage humain, les rejets issus de la taille peuvent être utilisés pour :

BRF ou paillage, murets de branchages, bois de chauffage après quelques années de croissance. Cette technique, pratiquée depuis des millénaires, combine gestion durable et protection de la nature.

Un geste ancien et naturel; bien avant l’intervention humaine, les arbres régénèrent naturellement leurs branches après stress ou abattage. La taille en trogne exploite cette faculté pour créer des arbres robustes, productifs et vivants.

Idéal pour les haies, vergers ou points stratégiques du jardin, l’arbre têtard protège la biodiversité tout en offrant des ressources utiles à l’homme

Depuis quand des trognes ?

Des restes de vannerie trouvés dans des gisements du néolithique laissent penser qu'à cette époque les arbres étaient déjà coupés à hauteur pour protéger leurs repousses des herbivores sauvages et domestiques. En Angleterre, des vestiges de trognes âgés de 3400 ans ont été découverts enfouis dans le lit de la rivière Trent. En Bretagne, l'analyse de bois d'œuvre archéologique montre que l'émondage était pratiqué à l'époque carolingienne. La sculpture, la mosaïque, la fresque sont de précieuses sources de renseignement qui nous offrent des représentations datées, pour les plus anciennes, de 3500 ans. L'enluminure médiévale est une mine d'informations : dans les miniatures des douze mois de l'année des « Très Riches Heures du duc de Berry » (première moitié du XVe siècle) des trognes sont illustrées aux mois d'avril, juin, juillet et octobre. Depuis plus de 3000 ans, une multitude de représentations témoignent de la présence et de l'importance des arbres têtards et des arbres d'émonde dans le paysage, que viennent confirmer les textes anciens, les coutumes qui commencent à être fixées par écrit au Moyen Âge, les baux ruraux, l'édition des Usages locaux, par exemple.

La nature produit « naturellement » des trognes

Bien avant qu'ils ne soient taillés par les humains, les arbres ont été confrontés aux dommages naturels causés par les tempêtes, le givre, la glace, les avalanches, les crues, la chute de rochers ainsi que la dent des herbivores. Au cours de cette longue évolution, les feuillus, notamment, ont acquis la faculté étonnante de se régénérer à partir de bourgeons dormants situés sous leur écorce. Stimulés, suite à un stress (casse, coupe, abroutissement), ces bourgeons se réveillent pour former de nouvelles branches. En pratiquant le taillis et l'étrognage, les hommes ont eu l'idée géniale d'utiliser cette incroyable faculté du génie végétal. Coupés à faible hauteur par le castor, saules, peupliers, frênes, ormes repoussent comme des mini-trognes naturelles. En Guyane, en mangeant les feuilles de Pterocarpus officinalis, l'hoatzin, oiseau ruminant, crée des trognes sur lesquelles il peut installer son nid. Dans les montagnes, les arbres broutés au-dessus de la couche de neige repartent en se ramifiant et en émettant de nouvelles branches. Ce regard sur les origines nous éclaire sur la nature inventive du végétal.